Il ne s'agit pas, bien entendu d'archives, pour un site si jeune, mais de se souvenir de très beaux textes... même s'ils n'ont pas encore été réalisés sous la forme d'une plaquette de poésie...
Cette rubrique appartient surtout aux visiteurs du site et qui auraient envie de donner un avis sur des textes poétiques publiés dans la Galerie...
Lorsqu'enfin le brouillard se présente Il est déjà périmé. J'ai soif d'autres merveilles gorgées d'oracles, mobiles à souhait, de puiser à une mémoire qui se ravive d'évidences.
Que de rêves hirsutes dans une goutte de sommeil, de visions baroques se dandinant au fil des rues. Un cheval est passé, la crinière garnie de miroirs. Des rubans de pluie sont descendus en poing serrés obscurs, virils comme l'éclosion d'un archipel.
La densité de la braise, ce début de pulsion radieuse, conserve son enchantement imprévisible. Je saisis une pincée de mystère entre le pouce et l'index, délicatement, pour le déposer sur la table commune
deux ans pour t'extirper de ma tête deux minutes pour t'y remettre il a y a des silences qui font mal et des silences agréables, pas banals
comment oublier les mots bleus qu'on n'a pas partagés les chansons à texte les conversations prétextes je sais qu'on peut survivre en pensant crever et même qu'on peut vivre quand on a le coeur serré On croit qu'on n'en peut plus et l'on ne sait plus où se tourner
il y a des silences qui font mal des soirs où l'on espère des nuits où l'on revoit un banc pour s'appuyer
CLAUDE ANTONINI En janvier 2006. L'oiseau l'oie saute mi grasse mi sotte tordre ton cou pour l'ordre tondre tes plumes en désordre te faire cuire mouton sans plumes pour te faire comprendre le danger de ta course même si tu "n'émigres" pas souvent Oie-Zoo Pressons le pressoir Du bal des ardents plumitifs Clairons et tambours mercenaires Accrochent tes entrailles Au coeur des arbres décontaminés Tristesse algébrique des temps décimés où ce qui gouverne A déserté le jardin d'Eden
ANNE-MARIE BONJOUR Le site lui appartient pour toujours. Lorsque la fête se termine, La musique devient nostalgie, Les esprits voguent vers les souvenirs, Mais que faisons-nous de notre vie ?
Quelques chansons, l'amitié partagée, Des sourires, quelques caresses, Des amours qui laissent peu de traces, Mais que faisons-nous de notre vie ?
Toutes ces journées passées entre quatre murs, A rêver d'heures de paresse, Ces heures volées à la nuit, Mais que faisons-nous de notre vie ?
Que font ces regrets revenus à la surface, Ce voile noir sur le visage du présent, Boulet attaché à l'avenir? ou souvenirs émus ? Mais que faisons-nous de notre vie ?
"Un jour, ça va me prendre, Je vais repeindre la vie avec un large pinceau, Pour toi. Les couleurs seront celles d'un arc en ciel jamais vu Avec des chatoiements inconnus Des pourpres, des mauves caoutchouc Des argentés cailloux Des violets poussin J'irai effacer les façades austères De vos prisons Avec ma gomme liberté Je parfumerai d'alcool Vos clowns à grand col Vos juges égarés. Ce sera ma dernière colère Elle ne sera ni bleue, ni rouge Mais voilée doucement Un peu clair d'amour Ou larmes de lune. Pour finir en bas, à droite Je signerai d'un mot Peu importe lequel Pourvu qu'il soit beau. Tiens ! Par exemple : Tendresse. Un jour, pour toi, avec un large pinceau je repeindrai la vie... ".
Frêle accoucheuse d'horreurs. Disperse donc ! Lance, loin ta progéniture ! Graines. Sables. Araignées. Infanticide. Le vent. Elle ne sera pas féconde, nul Ne voudra la voir. Tant mieux, ainsi Tu es à moitié pardonnée. Monde cyclique, Tout tournera encore. Cyclopes, borgnes. Les fées, elles, ont fui.
Univers importé déporté Aube lestée d'un fil Fil conducteur de guerre Traiteur d'un comment Homme l'ombre d'un temps Sagaie dans le cauchemar Verdict d'un canular Où l'esprit s'étiole d'attiser L'indicible pensée de l'air... !
Air de quoi Air de ploucs Air de rien Air de fous Air de chiens !
Air de vous comme nous Air moyenâgeux
Air baroque Air romantique Air moderne Air jazz, Air rock Air de garde dans l'avant Air de tous les peuples Air de terre Verres au noir
Musique symptôme de droit chez l'homme pour un état d'âme.
J'ai appris avec plaisir que mon Ami Boillat X avait enfin publié une plaquette aux Editions A la Carte (Sierre), en 2008, il me semble.
MARC YVAIN Septembre 2006
"Le Mystère de la jambe nue"
Fendue comme un souvenir Amoureux d'une caresse La robe du désir Avant que la détresse Jambe Ne vienne Tu resteras mystère Jambe nue Jambe restée dans le noir Tu resteras dans mes rêves... Croisée sur sa soeur jumelle Mystère de la jambe nue ! Admirée l'espace noir Désirée par des prunelles Fascinées !
Tissu fragile et soyeux Aéré par une fente Jambe Oasis des yeux Tu resteras mystère Qui regardaient l'offrande Jambe nue De la robe Tu resteras dans mes rêves Mystère de la jambe nue ! Robe faite pour un corps Desservant une jambe Qui se met au dehors Un Judas pour les lampes Des sens !
Longue et fendue au devant Sans cacher l'indispensable Jambe C'qu'on n'dit pas aux enfants Tu resteras mystère C'est bien là qu'est le diable Jambe nue De l'amour ! Tu es déjà dans mon rêve... Mystère de la jambe nue Car un spot malicieux Mystère de la robe, habitée d'une jambe ! Me révéla la merveille Et me rendit heureux ! Brillant dans ma bouteille D'un soir...
(En hommage à Emmanuel Chassot pour sa superbe complicité musicale)
Voici que nous guettons Les murmures de l'aube. Le matin est si pâle,
Fait d'ombres déchirées Qui muent de leurs grands voiles Les collines abruptes.
Un filet de lumière, Un peu de l'horizon, Quelque chose d'éternel Drape encore les maisons Et la terre sait le calme Des hameaux désolés, Des rumeurs de l'aube, Des rumeurs de l'eau.
Un son de flot vient sourdre Le ciel jusqu'en enfance, Le ciel qui nous regarde Vient d'épouser l'aurore, Laissant jaillir les mats, Fleurir comme d'ailleurs De ces flancs de falaise, Loin des bruits de la ville.
Descendue du toit, la perle fine goutte à l'orée du désarroi, ses derniers
instants de liberté. Non sans une angoisse maintes fois dissimulée, elle rit aux
éclats avant de s'esclaffer en rires moribonds, sur ce parterre de deuil, que
j'ai planté, le mois dernier. Mais que fait cette goutte si loin de chez
elle, aurait-elle perdu de vue
cette eau vaporeuse d'où elle est née ? Ou bien
serait-ce cette mégère malheureuse qui l'aurait troquée contre quelques bouts de
nuées frelatées ? Cela ne serait être possible lorsqu'on connaît la fâcheuse
tendance de cette fille de Dante à noircir le tableau bleu clair de nos salles
de chasse. __________________________________________________________
DIANE TEMONGBOM En Août - octobre 2008
(Dessin de l'auteur)
DU VENTRE PLAT... AU VENTRE ROND...
Du ventre plat au ventre rond, il y a tout l'horizon de deux coeurs au diapason.
Du ventre plat au ventre rond, il y a un océan de caresses, une mère de tendresse.
Du ventre plat au ventre rond, il y a la plus douce des chansons, la plus chaude des maisons.
Du ventre plar au ventre rond, il y a toute une montagne de bonheur, le trait d'union entre deux coeurs.
Du ventre plat au ventre rond, il y a une courbe ronde de douceur profonde.
Du ventre plat au ventre rond, il y a toute l'histoire de mon amour pour toi.
Du ventre plat au ventre rond, il y a un petit monde qui grandit bien à l'abri...
Du ventre plat au ventre rond, il y a toi, petite esquisse, qui sommeille au pays des Merveilles...
Le petit caïd des champs Avec les larmes bleues du désespoir A couru dans les ronces noires Culotte courte et mollets en sang
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Chevaucher l'abscisse Etrier au-dessus des morts Aux bras ballants du Centaure L'écume créé le fils
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DANIEL SYRIAN Octobre-novembre 2009
Le jeune grand-poète que j'ai connu fait actuellement... de la très belle musique, j'ai eu un grand plaisir à découvrir ce nouveau créateur, ce toujours créateur...