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"Archives" des Editions Marc Yvain :

Il ne s'agit pas, bien entendu d'archives, pour un site si jeune, mais de se souvenir
de très beaux textes... même s'ils n'ont pas encore été réalisés sous la forme
d'une plaquette de poésie...

Cette rubrique appartient surtout aux visiteurs du site et qui auraient envie de
donner un avis sur des textes poétiques publiés dans la Galerie...

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JACQUES TORNAY
En août 2005

Lorsqu'enfin le brouillard se présente
Il est déjà périmé. J'ai soif d'autres merveilles
gorgées d'oracles, mobiles à souhait,
de puiser à une mémoire qui se ravive d'évidences.

Que de rêves hirsutes dans une goutte de sommeil,
de visions baroques se dandinant au fil des rues.
Un cheval est passé, la crinière garnie de miroirs.
Des rubans de pluie sont descendus en poing serrés
obscurs, virils comme l'éclosion d'un archipel.

La densité de la braise,
ce début de pulsion radieuse,
conserve son enchantement imprévisible.
Je saisis une pincée de mystère
entre le pouce et l'index, délicatement,
pour le déposer sur la table commune

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ROSELYNE SIERRA
Au mois de juin 2006 .

"Sur le dossier d'un banc"

deux ans pour t'extirper de ma tête
deux minutes pour t'y remettre
il a y a des silences qui font mal
et des silences agréables, pas banals

comment oublier les mots bleus
qu'on n'a pas partagés
les chansons à texte
les conversations prétextes
je sais qu'on peut survivre
en pensant crever
et même qu'on peut vivre
quand on a le coeur serré
On croit qu'on n'en peut plus
et l'on ne sait plus
où se tourner

il y a des silences qui font mal
des soirs où l'on espère
des nuits où l'on revoit
un banc pour s'appuyer

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CLAUDE ANTONINI
En janvier 2006.

L'oiseau
l'oie saute
mi grasse
mi sotte
tordre ton cou
pour l'ordre
tondre tes plumes
en désordre
te faire cuire
mouton sans plumes
pour te faire comprendre
le danger
de ta course
même si tu "n'émigres" pas souvent
Oie-Zoo
Pressons le pressoir
Du bal des ardents plumitifs
Clairons et tambours mercenaires
Accrochent tes entrailles
Au coeur des arbres décontaminés
Tristesse algébrique des temps décimés
où ce qui gouverne
A déserté le jardin d'Eden

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ANNE-MARIE BONJOUR
Le site lui appartient pour toujours.

Lorsque la fête se termine,
La musique devient nostalgie,
Les esprits voguent vers les souvenirs,
Mais que faisons-nous de notre vie ?

Quelques chansons, l'amitié partagée,
Des sourires, quelques caresses,
Des amours qui laissent peu de traces,
Mais que faisons-nous de notre vie ?


Toutes ces journées passées entre quatre murs,
A rêver d'heures de paresse,
Ces heures volées à la nuit,
Mais que faisons-nous de notre vie ?

Que font ces regrets revenus à la surface,
Ce voile noir sur le visage du présent,
Boulet attaché à l'avenir? ou souvenirs émus ?
Mais que faisons-nous de notre vie ?

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GÉRARD PROTHAIS
En juin 2005

UN JOUR

"Un jour, ça va me prendre,
Je vais repeindre la vie avec un large pinceau,
Pour toi.
Les couleurs seront celles d'un arc en ciel jamais vu
Avec des chatoiements inconnus
Des pourpres, des mauves caoutchouc
Des argentés cailloux
Des violets poussin
J'irai effacer les façades austères
De vos prisons
Avec ma gomme liberté
Je parfumerai d'alcool
Vos clowns à grand col
Vos juges égarés.
Ce sera ma dernière colère
Elle ne sera ni bleue, ni rouge
Mais voilée doucement
Un peu clair d'amour                                            

Ou larmes de lune.                                                          

Pour finir en bas, à droite
Je signerai d'un mot
Peu importe lequel
Pourvu qu'il soit beau.
Tiens ! Par exemple :
Tendresse.
Un jour, pour toi, avec un large pinceau je repeindrai la vie... ".

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GERALDA ROTH
En juillet-août 2006.

Frêle accoucheuse d'horreurs.
Disperse donc ! Lance, loin ta progéniture !
Graines. Sables. Araignées. Infanticide.
Le vent. Elle ne sera pas féconde, nul
Ne voudra la voir. Tant mieux, ainsi
Tu es à moitié pardonnée. Monde cyclique,
Tout tournera encore. Cyclopes, borgnes.
Les fées, elles, ont fui.

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BOILLAT X  (Musique)
En septembre - octobre 2006.  

Univers importé déporté
Aube lestée d'un fil
Fil conducteur de guerre
Traiteur d'un comment
Homme l'ombre d'un temps
Sagaie dans le cauchemar
Verdict d'un canular
Où l'esprit s'étiole d'attiser
L'indicible pensée de l'air... !

Air de quoi   Air de ploucs
Air de rien   Air de fous
       Air de chiens !

Air de vous comme nous
Air moyenâgeux

Air baroque
Air romantique
Air moderne
Air jazz, Air rock
Air de garde dans l'avant
Air de tous les peuples
Air de terre
       Verres au noir

Musique symptôme
de droit chez l'homme
pour un état d'âme.

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J'ai appris avec plaisir que mon Ami Boillat X avait enfin publié une plaquette aux Editions A la Carte (Sierre), en 2008, il me semble.
 










MARC YVAIN
Septembre 2006

"Le Mystère de la jambe nue"









                                                        


Fendue comme un souvenir
Amoureux d'une caresse
La robe du désir
Avant que la détresse                                 Jambe
Ne vienne                                                  Tu resteras mystère
                                                                Jambe nue
Jambe restée dans le noir                          Tu resteras dans mes rêves...
Croisée sur sa soeur jumelle                       Mystère de la jambe nue !
Admirée l'espace noir
Désirée par des prunelles
Fascinées !

Tissu fragile et soyeux
Aéré par une fente                                    Jambe
Oasis des yeux                                        Tu resteras mystère
Qui regardaient l'offrande                          Jambe nue
De la robe                                               Tu resteras dans mes rêves
                                                              Mystère de la jambe nue !
Robe faite pour un corps
Desservant une jambe
Qui se met au dehors
Un Judas pour les lampes
Des sens !

Longue et fendue au devant
Sans cacher l'indispensable                      Jambe
C'qu'on n'dit pas aux enfants                     Tu resteras mystère
C'est bien là qu'est le diable                     Jambe nue
De l'amour !                                            Tu es déjà dans mon rêve...
                                                             Mystère de la jambe nue
Car un spot malicieux                              Mystère de la robe, habitée d'une jambe !
Me révéla la merveille
Et me rendit heureux !
Brillant dans ma bouteille
D'un soir...

(En hommage à Emmanuel Chassot pour sa superbe complicité musicale)

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NAJI OKBA
En Avril-mai 2007
(Photo : Marc Yvain)

"Paysage d'Ardèche"


Voici que nous guettons
Les murmures de l'aube.
Le matin est si pâle,

                                       
Fait d'ombres
déchirées                                        
Qui muent de leurs
grands voiles
Les collines abruptes.
                                                                                                            


                            Un filet de lumière,
                            Un peu de l'horizon,
                            Quelque chose d'éternel
                            Drape encore les maisons
                            Et la terre sait le calme
                            Des hameaux désolés,
                            Des rumeurs de l'aube,
                            Des rumeurs de l'eau.

                            Un son de flot vient sourdre
                            Le ciel jusqu'en enfance,
                            Le ciel qui nous regarde
                            Vient d'épouser l'aurore,
                            Laissant jaillir les mats,
                            Fleurir comme d'ailleurs
                            De ces flancs de falaise,
                            Loin des bruits de la ville.

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BENOÎT GASTOU
EN MAI 2008.

Vous trouverez son site sur ma page : "philo & SITES AMIS"




Descendue du toit, la perle fine goutte à l'orée du désarroi, ses derniers instants de liberté. Non sans une angoisse maintes fois dissimulée, elle rit aux éclats avant de s'esclaffer en rires moribonds, sur ce parterre de deuil, que j'ai planté, le mois dernier.
Mais que fait cette goutte si loin de chez elle, aurait-elle perdu de vue
 
cette eau vaporeuse d'où elle est née ? Ou bien serait-ce cette mégère malheureuse qui l'aurait troquée contre quelques bouts de nuées frelatées ?
Cela ne serait être possible lorsqu'on connaît la fâcheuse tendance de cette fille de Dante à noircir le tableau bleu clair de nos salles de chasse.
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DIANE TEMONGBOM
En Août - octobre 2008

(Dessin de l'auteur)


DU VENTRE PLAT...
AU VENTRE ROND...


Du ventre plat au ventre rond,
il y a tout l'horizon
de deux coeurs au diapason.

Du ventre plat au ventre rond,
il y a un océan de caresses,
une mère de tendresse.

Du ventre plat au ventre rond,
il y a la plus douce des chansons,
la plus chaude des maisons.


Du ventre plar au ventre rond,
il y a toute une montagne de bonheur,              
           
le trait d'union entre deux coeurs.

                                                        Du ventre plat au ventre rond,
                                                        il y a une courbe ronde
                                                        de douceur profonde.

                                                        Du ventre plat au ventre rond,
                                                        il y a toute l'histoire
                                                        de mon amour pour toi.

                                                        Du ventre plat au ventre rond,
                                                        il y a un petit monde qui grandit
                                                        bien à l'abri...

                                                        Du ventre plat au ventre rond,
                                                        il y a toi, petite esquisse, qui sommeille
                                                        au pays des Merveilles...

                                                        A bientôt petit Amour...


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FABRICE GBENYE

Fin 2008 - début 2009




LE CHEVAL DU MATADOR



Au loin dans un nuage sang

Le Cheval du Matador sue

Ses pattes au sabot glaçant

Frappent le macadam cossu

Il crache le

souffle ambre


Miasme des supplices des ombres

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Le petit caïd des champs
Avec les larmes bleues du désespoir
A couru dans les ronces noires
Culotte courte et mollets en sang

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Chevaucher l'abscisse
Etrier au-dessus des morts
Aux bras ballants du Centaure
L'écume créé le fils

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DANIEL SYRIAN
Octobre-novembre 2009

Le jeune grand-poète que j'ai connu fait actuellement...  de la très belle musique,
j'ai eu un grand plaisir à découvrir ce nouveau créateur, ce toujours créateur...

Allez donc le découvrir sur son site :

www.dprojekt.com




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